Manger des fleurs…. digestives, relaxantes, antioxydantes…
Au printemps, les fleurs s'invitent à nos tables. Et leurs couleurs ne procurent pas seulement un ravissement visuel : elles traduisent aussi la présence de substances bénéfiques à la santé.
Manger des fleurs…. digestives, relaxantes, antioxydantes…
Le stress de la rentrée, les jours qui raccourcissent, le soleil qui s’amenuise et bientôt le changement d’heure…nous sommes en automne. D’une bonne préparation en automne dépendra le déroulement énergétique de l’hiver. Il conviendra en particulier d’adopter une alimentation saine, variée, riche en certaines vitamines, minéraux et oligo-éléments pour préserver le système immunitaire, éviter que la fatigue s’installe et garder un bon moral. Ainsi, penser à consommer largement :
De la vitamine C, que l’on trouve dans les fruits et les légumes colorés (orange, clémentine, kiwi, choux, carotte, persil, brocolis …), pour soutenir les défenses immunitaires. On le sait moins, mais elle contribue également au fonctionnement normal du système nerveux. Elle intervient dans la synthèse du collagène, la production d’énergie, la protection des cellules contre le stress oxydatif (rôle antioxydant contre les radicaux libres). Elle accroît également l’absorption de fer en optimisant son assimilation. Par contre, cette vitamine est très fragile, elle s’oxyde à l’air et est détruite à partir de 60°C. En complément alimentaire naturel vous la trouverez, par exemple, sous forme :
- De comprimés d’acérola, petit fruit qui contient 100 fois de vitamine C que l’orange, mais aussi du calcium, fer, magnésium, phosphore, des vitamines A et B6.
- De pur jus d’argousier (rappelons que les baies de cet arbuste ont une concentration en vitamine C pouvant aller jusqu’à 600mg/100g dans certaines espèces, soit 30 fois celle contenue dans l’orange et 5 fois celle contenue dans le kiwi). L’argousier est également très riche en acides aminés, minéraux, acides gras essentiels, antioxydants…
- De vitamine C en poudre, soit de l'acide L-(+)-ascorbique en poudre, qui est la forme présente dans les fruits et légumes et qui répond parfaitement à l'exigence de naturalité : zéro sucre, zéro sel, zéro colorant, zéro arôme ajouté. Soit 1000 mg/jour, avec par exemple, une première prise de 250mg le matin et une seconde le soir, avant, pendant, ou après un repas (la vitamine C naturelle en poudre n’a pas d’impact négatif sur le sommeil, au contraire).
Des vitamines du complexe B pour la protection du système nerveux, la résistance au stress et aux infections, la formation des globules rouges et le métabolisme du fer pour prévenir l’anémie. On trouve ces vitamines notamment dans la levure de bière, les céréales complètes ou semi-complètes, le pain complet, le germe de blé, les graines germées. Attention, les vitamines du groupe B sont détruites au dessus de 120°C.
Des acides gras omégas 3, avec 3 fois par semaine une consommation de poissons gras d’eau froide avec de petits poissons de la chaine alimentaire, plus fiables car moins susceptibles d’accumuler des toxines (maquereaux, anchois, sardines, harengs, truite ...). Il existe également des sources végétales d’omégas3, mais celles-ci nécessitent une étape supplémentaire dans le métabolisme, pour être transformées en acides gras constituant les membranes neuronales (huile de lin, colza, chanvre, noix … de première pression à froid). On peut également se supplémenter en divers compléments d’omégas 3 constitués d’acides gras de poisson de type EPA et DHA (entre 2 et 3 gr/j)
Rappelons que les omégas 3 améliorent le niveau d’énergie, l'humeur, permettent de mieux lutter contre la dépression et assurent une meilleure gestion du stress ; ils ont également une action protectrice sur le système cardio-vasculaire, renforcent la variabilité du rythme cardiaque et le protège contre les arythmies.
Du zinc, que l’on trouve en particulier dans le jaune d’œuf, les huîtres, le foie de veau, les viandes en général, les poissons et crustacés, les germes de blé, les céréales complètes. Cet oligo-élément participe à la défense de l’organisme car il est activateur de la thymuline, hormone qui stimule les fonctions immunitaires et contribue à réduire la fatigue. Les besoins en zinc augmentent sous l’effet du stress. A noter que le zinc ralentira le vieillissement tissulaire accéléré qui accompagne le diabète.
Du magnésium, présent dans les oléagineux (amandes, noix, noisettes...), les légumes verts, les céréales complètes riches en son, le chocolat noir et le cacao, les légumes secs, les coquillages, les abricots secs, le rapadura… certaines eaux présentent également une bonne concentration en magnésium : Hépar, Contrex, Courmayeur, Quézac, Arvie, Badoit, San Pellegrino… Le magnésium a un rôle immunitaire et anti-stress très important. A noter que le magnésium joue aussi un rôle protecteur sur le système cardio-vascuaire en évitant la formation d’athérome.
Il s’agira enfin de se supplémenter en vitamine D, plutôt rare dans l’alimentation, à l’exception de quelques poissons gras. Pour une personne adulte en bonne santé, une dose quotidienne de 1000 à 1500 UI d'un complément de vitamine D par jour est conseillée. Cette supplémentation devient indispensable après 60 ans, et plus encore après 70 ans. Rappelons que les déficits en vitamine D sont liés à une grande variété de problèmes de santé et son utilisation est particulièrement conseillée pour :
- La prévention des infections notamment hivernales car elle stimule la synthèse de la cathélicidine, notre « antibiotique » naturel. La cathélicidine a pour priorité de défendre les sites d’entrée – dont les voies respiratoires – contre les agents infectieux (bactéries, virus, champignons). Chez les patients admis en soins intensifs, les taux de cathélicidine sont plus bas que chez des personnes en bonne santé
- L’amélioration de la fonction pulmonaire ; on note un intérêt particulier dans le cas des BPCO (bronchites pulmonaires chroniques obstructives)
- La prévention de la dépression saisonnière
- La fatigue chronique
Les usages peu connus de l’huile de ricin
Cette huile complètement oubliée est pourtant capable de faire des miracles…. Car :
En général, on ne parle que de son usage interne, de son action purgative bien connue. Pourtant son usage externe sur la peau, cataplasme, massage ou simple application, mérite une attention toute particulière.
Les applications par massage : le massage à l’huile de ricin régénère et purifie la peau en accentuant la circulation du sang à la périphérie de la zone traitée. Ces massages sont particulièrement efficaces pour :
Les cataplasmes : ils sont interessants dans tous les cas suivants et sont sans contre-indications.
Dans les traitements courants, les cataplasmes sont journaliers ; dans les cas sérieux il faut les renouveler 3 fois/jour. Ils sont cependant contre-indiqués lorsqu’il y a rougeur et/ou chaleur de la zone douloureuse. Le traitement doit parfois se prolonger pendant plusieurs mois, lorsque la pathologie est chronique et ancienne.
Mode d’emploi :
La Force des bourgeons de peuplier noir
Pour faire suite au précédent billet concernant la ronce, on peut aussi se préparer facilement et selon les mêmes indications pour le solvant, soit 2/3 d'alcool à 50° (qui contient déjà 50% d'eau) et 1/3 de glycérine végétale bio, un macérat de bourgeons de feuilles de peuplier noir, populus nigra, abondants en cette période. On trouve les peupliers dans des lieux humides, au bord de l’eau.
Ces bourgeons ont la particularité d’être recouverts d’une cire que les abeilles récoltent pour la transformer en propolis.
Ce bourgeon intervient surtout :
C’est un macérat très bien toléré.
On utilise cette préparation concentrée (phytoembryothérapie) à raison de 3 à 5 gouttes 1 à 3 fois par jour (toujours commencer par le dosage minimal). Cures de 3 semaines, renouvelables, en fonction des symptômes.
Les préparations se conservent jusqu'à 5 ans (bien étiqueter le flacon en mettant la date de récolte).
C’est un bourgeon pas très connu, mais qui semble promis à un bel avenir, tant ses propriétés thérapeutiques sont nombreuses.
Naturopathiquement vôtre,
Nous sommes des botanistes amateurs.
Si vous remarquez des erreurs, toujours possibles, dans la détermination de nos plantes, merci de nous le signaler en commentaire
Avec le printemps, la nature s'éveille, c'est le renouveau, le moment du débourrage pour les arbres et arbustes
C'est donc le moment de profiter des bienfaits des bourgeons, constitués des tissus embryonnaires de la plante (méristèmes), qui contiennent les informations de toutes les parties de la plante, et regroupent ainsi les propriétés de la plante entière.
Un bourgeon très utile, que l'on peut facilement récolter en ce moment, est le bourgeon de ronce, indiqué :
Vous pouvez vous procurer un macérat glycériné de bourgeons de ronce, en magasin bio ou en pharmacie, vous pouvez m’en commander car j’en préparer actuellement ou vous pouvez le réaliser vous-même de la façon suivante : faire macérer des bourgeons tout juste éclos ou de jeunes pousses dans un mélange d'eau, d'alcool et de glycérine végétale bio. Ces trois solvants permettent d'extraire chacun des molécules différentes.
Pour obtenir facilement le mélange de solvant, il suffit de mélanger 2/3 d'alcool à 50° (qui contient déjà 50% d'eau) et 1/3 de glycérine végétale bio (pas celle que l'on trouve en pharmacie, issue de la pétrochimie!) . Pour les préparations pharmaceutiques, les dosages sont très précis et tiennent compte du taux d'humidité des bourgeons, mais dans le contexte domestique, cette méthode sera suffisante: on couvre largement les bourgeons par le mélange de solvant (cela correspond à peu près à 400 ml de solvant pour 100 g de bourgeons). Il faut placer les bourgeons dans le mélange de solvant le plus rapidement après la récolte pour conserver la vitalité des bourgeons.
Ensuite, on laisse macérer pendant 3 semaines à l'obscurité en mélangeant régulièrement le flacon, puis on filtre.
Soit on utilise cette préparation concentrée (phyto-embryothérapie) à raison de 3 à 5 gouttes 1 à 3 fois par jour (toujours commencer par le dosage minimal).
La durée du traitement est au moins de 2 mois, avec un arrêt d'une semaine toutes les trois semaines. Cette cure est à renouveler en fonction des symptômes.
Les préparations se conservent jusqu'à 5 ans (bien étiqueter le flacon en mettant la date de récolte).
On peut aussi récolter au printemps, en début de floraison, des feuilles en quantité pour les faire sécher et les utiliser sous forme de décoction de feuilles, à boire ou en gargarismes/bains de bouche, selon les besoins. La préparation est simple : 1 bonne poignée de feuilles dans 1 litre d’eau froide ; porter à ébullition, laisser bouillir 2 mn, retirer du feu, puis attendre 10 mn avant de filtrer. Voici les indications de la décoction de feuilles de ronce, fortement astringentes (tanins) :
Quant aux mûres, riches en vitamines, minéraux et surtout en anthocyanes protecteurs du système cardiovasculaire, elles sont recommandées en cas d’infection urinaire, d’aphtes et de prévention des maladies cardio-vasculaires.
En général, les jardinier-es détestent la ronce et tentent de la faire disparaître, mais elle est très coriace et elle colonise rapidement de grands terrains. Pourtant la ronce est une vraie source de biodiversité, et une fois que l'on a réussi à la contenir c'est un grand atout pour la nature et source de bienfait pour nous !
Au jardin, le roncier crée une haie mellifère et "défensive", vraie cachette et garde-manger pour de nombreux petits animaux. Elle nourrit de ses délicieuses mûres le renard ou le blaireau, ses feuilles et jeunes pousses régalent les lièvres bruns, les chevreuils. L'inoffensive couleuvre, espèce protégée et auxiliaire précieuse des jardins bio, s'y cache également.
Enfin, les tiges peuvent être utilisées en vannerie.
Alors, en sachant tout cela, on pourra regarder d'un autre œil, notre amie la ronce !
Les hydrolats sont l’une des 2 substances résultant de la distillation à la vapeur d’eau des plantes aromatiques, l’huile essentielle constituant l’autre substance.
Ce sont des produits fragiles qui contiennent surtout de l’eau avec moins de 3 % de molécules aromatiques. Ils ont malgré tout une efficacité intéressante et constituent un recours précieux à chaque fois que l’utilisation des huiles essentielles se révèle délicate :
Conservés au réfrigérateur à 4°C, bien bouchés et à l’abri de la lumière, les hydrolats ont des temps de conservation de quelques mois seulement. De fait, on leur ajoute très souvent un conservateur et dans ce cas, il faut vérifier si celui-çi a un statut alimentaire.
😕 Attention, les hydrolats sont contre-indiqués en cas d’allergies aux huiles essentielles, aux femmes enceintes et aux personnes ayant des antécédents de convulsions.
Ils peuvent s’utiliser seuls ou en mélange, principalement par voie externe mais aussi interne si le conservateur le permet. Leur action est locale ou générale. Ils peuvent également venir en complément de traitements en phytothérapie, aromathérapie, homéopathie ou allopathie.
Exemples d'utilisation par voie externe :
L'utilisation par voie interne est possible si le conservateur le permet. Les hydrolats sont plus riches en huiles essentielles que les tisanes et sont particulièrement efficaces en cas de spasmes digestifs, de stress, d’infections respiratoires … Les doses usuelles dépendent de l’âge du sujet ; par exemple, pour un enfant de 10 ans, on recommande 1 cuillère à soupe pour 100 ml d’eau. Les hydrolats peuvent être pris purs ou dilués dans de l’eau selon votre goût. Voici quelques conseils pour les infections hivernales à venir (adultes et enfants de plus de 12 ans ) :
Angine, amygdalite, laryngite, mal à la gorge : vaporiser de l’hydrolat pur de sarriette ou de laurier noble dans le fond de la gorge, toutes les 30 mn au début, puis espacer dès amélioration. On peut remplacer les vaporisations par un gargarisme.
État grippal, refroidissement, rhume (en prévention ou dés les premiers symptômes), préparer le mélange suivant : 100 ml d’hydrolat de cannelle, 100 ml de romarin officinal, 100 ml de sarriette, 100 ml de sureau noir, 100 ml de thym commun. Prendre en prévention, 1 cuillère à soupe matin et soir diluée dans de l’eau pendant 25 jours. En cas de maladie, prendre 1 cuillère à café du mélange toutes les heures, sans dépasser 8 cc au cours de la première journée. ; continuer le traitement pendant 7 jours en prenant 6 cc les 2 jours suivants, puis 4cc jusqu’à la fin.
Bronchite chronique : préparer le mélange suivant : 100 ml d’hydrolat d’eucalyptus globulus, 100 ml de myrte verte, 100 ml de pin sylvestre, 100 ml de thym commun ; prendre 1 CS matin et soir diluée dans de l'eau en cures de 25 jours.
Toux : mélanger 50 ml d’hydrolat de cyprès et 50 ml d’hysope ou d’inule. Prendre 1 cc 6 à 8 fois/jour, en fonction de la fréquence des quintes. Pour les toux rebelles, vaporiser de l’hydrolat de cyprès pur dans le fond de la gorge après chaque quinte.
Rhinite, sinusite, rhinopharyngite : mélanger 100 ml d’hydrolat d’inule, 100 ml de myrte verte, 100 ml de pin sylvestre, 100 ml de romarin. Prendre 1 cc du mélange toutes les heures, sans dépasser 8 cc/jour. Continuer le traitement pendant 7j, en prenant 6 cc les 2 jours suivants, puis 4 cc jusqu’à la fin
Gastro-entérite : 1 cc d’hydrolat de cannelle ou de sarriette diluée dans de l’eau, toutes les 2h. Ne pas dépasser 6 prises lors de la 1ere journée. Poursuivre pendant 1 semaine avec le mélange suivant : boire chaque jour 1 litre d’eau dans lequel ont été dilués 1 CS d’hydrolat de laurier + 1 CS de cannelle ou de sarriette. En cas de diarrhée, rajouter de l’hamamélis.
Consulter toujours par précaution la fiche individuelle des plantes pour vérifier les contre-indications éventuelles. Vous trouverez sur internet (par exemple sur des sites comme Aroma-zone) les propriétés principales de certains hydrolats. Vous pouvez également acquérir l'ouvrage de Lydia Bosson, hydrolathérapie, guérir avec les eaux subtiles des plantes.
Avec le printemps, les fleurs peuvent à nouveau s’inviter à nos tables. Et leurs couleurs ne procurent pas seulement un ravissement visuel : elles traduisent aussi la présence de substances bénéfiques à la santé.
De nombreuses recettes traditionnelles sont tombées dans l’oubli, telles que les raviolis farcis aux pétales de coquelicot. Quelques-unes seulement ont perduré, utilisant des plantes abondantes et donc faciles à cueillir et à utiliser dans un délai rapide : citons les beignets aux fleurs de sureau, les desserts aux pétales de rose ou à la lavande. Peu de choses lorsqu’on sait qu’au moins 200 fleurs de nos régions se prêtent parfaitement aux préparations culinaires !
Lesquelles choisir ? Tout dépend de l’usage que l’on veut en faire. Les grandes fleurs peuvent être farcies, non seulement celles de la courgette et du potiron, mais aussi de l’hémérocalle, une belle ornementale. Les épis, les ombelles et les grappes fleuris se prêtent bien à la réalisation de beignets, par exemple ceux de la menthe poivrée, du sureau, de l’arbre de Judée, de l’acacia ou encore de la glycine. Les fleurs qui exhalent des arômes doux sont très appréciées en dessert : le mélilot et la reine-des-prés au goût de miel, la violette odorante, la sauge ananas, l’aspérule odorante au parfum vanillé, ainsi que la pensée sauvage. Salades et potages peuvent être agrémentés de primevères, de capucines, de pétales de coquelicots et de marguerites.
Les fleurs fraîches en cuisine apportent une prodigieuse palette de couleurs. Certaines sont utilisées comme colorants naturels, à l’instar de la mauve, du gaillet jaune, de l’œillet d’Inde, ou encore du souci qui, tout au mois pour la couleur, peut remplacer le safran. Si les fleurs sont colorées, c’est avant tout pour garantir leur fonction d’organe reproducteur, exerçant ainsi une attraction envers les pollinisateurs : les teintes vives attirent les insectes, le rose et le rouge les oiseaux. Mais les pigments jouent aussi un rôle de défense car il s’agit de substances antioxydantes protégeant les fleurs des agressions extérieures telles que la lumière. Lorsqu’on les consomme, on ingère ces substances protectrices.
Si le vert est la couleur dominante dans le monde végétal, elle n’est pas caractéristique des fleurs ; dans les chrysanthèmes et les roses, on retrouve cependant un peu de chlorophylle, responsable de cette teinte. Les pigments floraux les plus courants sont d’une part les flavonoïdes, avec notamment les anthocyanes, qui couvrent une grande gamme de couleurs du rouge au violet en passant par le jaune, et d’autre part les caroténoïdes, oranges et jaunes, qui comprennent le bêtacarotène, le lycopène ou la lutéine. Ces deux groupes de pigments peuvent coexister dans la même fleur, l’épiderme des pétales accumulant les flavonoïdes tandis que les couches internes renferment les caroténoïdes. On trouve aussi des bêtalaïnes, dont la couleur varie du jaune au violet foncé.
Rappelons que la chlorophylle est dotée de propriétés anticancéreuses et détoxifiantes. Les anthocyanines aident à la prévention de certains cancers ainsi que des maladies cardiovasculaires en facilitant la circulation sanguine. Le bêta carotène, ou provitamine A, est bénéfique à la santé immunitaire, il joue un rôle important dans la vision et la peau. La lutéine peut aider à parer la dégénérescence maculaire ; on trouve d’ailleurs des compléments alimentaires de lutéine extraite de fleur de souci et d’œillet d’Inde. Quant au lycopène, il peut ralentir l’épaississement de la paroi des artères et la croissance des tumeurs. La violette, d’une teinte intense, peut être considérée comme très antioxydante.
La vitamine A, sous forme de bêta carotène, n’est pas la seule apportée par les fleurs. La vitamine C se retrouve dans la bourrache, la pensée, le bleuet, et surtout dans la capucine, qui contient en plus un composé soufré aux vertus anti-infectieuses. Parfaite pour renforcer les défenses immunitaires !
Enfin, rappelons que les fleurs sont le siège du pollen connu pour sa grande richesse en diverses vitamines et notamment celles du groupe B, en minéraux (calcium, fer, magnésium, etc.), en antioxydants et en substances immunostimulantes.
Nombre de fleurs procurent des arômes intenses, telles que les fleurs de l’hysope, de la lavande, du lierre terrestre, de l’origan, de la marjolaine ou du tussilage. Les incorporer dans un plat ou un dessert constitue une autre manière de profiter de leurs principes actifs, auxquels s’ajoute le plaisir des yeux qui contribue à notre bien-être !
Plusieurs de ces fleurs sont relaxantes (la lavande, le tilleul) et d’autres sont en plus digestives (l’aspérule odorante, la camomille romaine). Cette dernière, ainsi que la violette, lutte contre les maux de tête.
Au printemps, la pâquerette est dépurative, une action très recherchée à cette saison.
Les fleurs de bourrache, de capucine, de sureau et de mauve aident à lutter contre le rhume et la toux,
La reine-des-prés et le souci sont anti-inflammatoires…
Certaines fleurs sont très riches en mucilage, une substance qui gonfle au contact de l’eau en produisant une sorte de gélatine et qui, dans l’organisme, favorise le transit intestinal. C’est le cas des fleurs de bourrache, d’épilobe, de rose trémière ou de mauve.
Même consommées en petite quantité, les fleurs apportent donc une grande variété d’éléments protecteurs et médicinaux.
L'ail des ours
L’ail des ours ou des bois signale sa présence au printemps sur les terrains argilo-sableux des sous-bois et à la lisière des forêts par une forte odeur alliacé. Une feuille semblable à celle du muguet et des fleurs blanches en ombrelle signent la plante. Les feuilles se récoltent en avril/mai, avant la floraison; les fleurs peuvent décorer des salades ou être incorporées dans des beignets.
Cet ail sauvage est très riche en vitamine C. Il a des vertus purifiantes, désintoxicantes et stimulantes. C’est un excellent dépuratif qui nettoie la peau, l’estomac, l’intestin, le sang. C’est un régulateur du système gastro-intestinal, il améliore l’état de la flore. On l’utilise dans les cas d’affections chroniques de la peau, d’eczéma, de furonculose, de sinusites, de bronchites, d’anémie. Il lutte contre l’artériosclérose et l’hypertension, les troubles de l’âge dus à un vieillissement du système cardio-vasculaire.
La pharmacopée allemande, dont il fait partie, estime ce sauvage bien plus actif que l’ail (allium sativum)
Il a également la faculté de protéger le foie contre les médicaments et d’absorber les métaux lourds de notre organisme : mercure, arsenic, plomb….. On retrouve ces métaux dans l’environnement (rejets d’industrie chimique, d’usine d’incinération, gaz d’échappements…) ou dans certains produits tels que les peintures « ancienne génération », les amalgames dentaires… Ils ont la propriété de ne pas être dégradables et de s’accumuler dans les tissus et notamment les graisses et le tissu nerveux. Les métaux lourds et notamment le mercure sont fortement soupçonnés d’être impliqués dans de nombreuses maladies neuro-dégénératives tel que la maladie d’Alzheimer, les scléroses, la maladie de Parkinson…
Utilisations:
Pour ceux qui ne peuvent le ramasser près de chez eux, on le trouve également en magasin BIO, par exemple sous forme, par exemple :
Cures de 21 jours
Une recette : tartines à la purée d’ail des ours
Hacher menu 20 feuilles fraîches d’ail des ours avec 5 feuilles de menthe ou de mélisse. Ajouter de l’huile d’olive de PPF et 2 pincées de sel gris pour obtenir une consistance de purée. Mélanger avec du fromage de chèvre frais et étaler sur des tartines de pain de seigle grillées.
Les dangers de la carence en vitamine D
On sait que la vitamine D favorise l’absorption du calcium et du phosphore – qui jouent un rôle important dans le maintien de la santé des os. Mais les recherches démontrent que la vitamine D :
Au mois de février, les populations de l'hémisphère nord atteindront leur taux le plus bas de vitamine D de l'année, parce que beaucoup de gens ne se sont plus sérieusement exposées au soleil depuis maintenant 5 mois
En principe, la vitamine D est fabriquée naturellement par notre corps, sous l'effet des rayons UVB du soleil. Mais encore faudrait-il, pour en avoir assez, que l’on s’expose tous les jours, y compris le torse, pendant au moins 30 minutes, et ce à la mi-journée.
Pour tous ceux d'entre nous qui vivons dans des régions froides ou pluvieuses ou qui travaillons dans des bureaux, c'est un défi difficile à relever d'octobre à mars. La prise de compléments est donc utile, et elle pourrait même être systématique chez les personnes de plus de 70 ans, dont la peau absorbe 4 fois moins les UVB que les autres, et qui ne synthétisent presque plus de vitamine D.
Plus de 8 Français sur 10 manquent de vitamine D, c'est-à-dire qu'ils ont moins de 30 ng de vitamine D par millilitre de sang. 50 % des Français sont même à moins de 20 ng/mL. En particulier, les personnes de plus de 70 ans synthétisent 4 fois moins de vitamine D qu'une personne jeune, à exposition comparable, à cause du vieillissement de la peau. Une personne âgée sortant peu sera presque automatiquement carencée. De même, les enfants sont très souvent en déficit de vitamine D, parce que trop peu exposés au soleil. Tout ceci est préoccupant car les déficits en vitamine D sont liés à une grande variété de problèmes de santé ;
Cette vitamine est particulièrement essentielle à :
Quelle quantité prendre et sous quelle forme ?
Tous ces risques pourraient être facilement réduits en prenant un peu de vitamine D, sous forme de complément alimentaire ; en effet, on en trouve très peu naturellement dans notre nourriture, en dehors des poissons de mer gras, notamment morue et son huile, coquillages et crustacés. Il convient de vérifier le dosage avec son thérapeute en fonction de son bilan sanguin et de son état de santé, mais on peut déjà retenir que :
A noter qu’il n’y a pas de risque d'intoxication : selon le spécialiste mondial de la vitamine D, le Professeur Holick, « il faudrait probablement prendre entre 30 000 et 50 0000 UI par jour pendant une très longue période pour risquer d'être intoxiqué.
On peut commander des spécialités dosées à 400 UI, 1000 UI ou 2000 UI. Voici quelques marques possibles : Royal Ultra D3 La Royale, D.Plantes, Energetica Natura, Naturamedicatrix, Therascience ...
La vitamine D prescrite par les médecins?
Beaucoup de médecins aujourd'hui sont conscients du problème et pensent spontanément à prescrire des ampoules de vitamine D à leurs patients. Généralement, il s'agit cependant d'ampoules de doses massives de 100 000, 200 000 Unités Internationales (UI) à prendre en une à deux fois.
Il n'est pas certain que ce soit idéal. Ces ampoules sont en fait plutôt conçues comme doses thérapeutiques, c'est à dire à prendre en cas d'urgence, pour faire cesser des symptômes évidents de carence. Mais cela revient à prendre un mois de soleil en pleine figure en l'espace de quelques minutes. Non seulement ce n'est pas physiologique, car nous fabriquons un peu de vitamine-D3 chaque fois que nous nous exposons régulièrement au soleil, d'autre part l'organisme peine à utiliser et stocker cette arrivée massive de vitamine D.
On conseille parfois d'associer la vitamine D3 à de la vitamine K2 pour assurer la capacité du corps à utiliser efficacement le calcium.
En effet, la vitamine D3 contribue à l’absorption du calcium et du phosphore. Mais c’est la vitamine K2 qui régule la destination de ce calcium dans le corps. Ainsi, prendre du calcium et de la vitamine D pour des os en santé est inutile si on a une carence en vitamine K2.
Faisant partie des vitamines moins connues, difficile à obtenir par l’alimentation, la vitamine K2 est un puissant antioxydant qui réalise plusieurs fonctions dans le corps. Sa fonction la plus importante est la prévention de l’accumulation du calcium sauvage non métabolisé dans des endroits problématiques, tels que sur les articulations ou dans les artères. Rappelons que la calcification dans les artères augmente le risque de maladies cardiovasculaires, comme les crises cardiaques, l’insuffisance cardiaque et les AVC.