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ARRIVÉE DES VAUDOIS
Gignac apparaît dans les textes en 1122.
La peste de 1348 et le passage des routiers dévastent les campagnes, le territoire est abandonné. En 1501, le seigneur de Gignac signe « un acte d'habitation» avec des chefs de famille venus du Piémont pour remettre ses terres en valeur.
Ces Vaudois de l'époque sont de gros travailleurs.
Ils tirent leur nom de Valdès, riche marchand lyonnais qui, vers 1170, a la suite d'une prise de conscience, décida de vendre ses biens et de consacrer sa vie à la prédication. Il fait traduire l'Évangile dans la langue d'usage et les « Pauvres de Lyon », hommes et femmes, peuvent ainsi prêcher. Excommuniés en 1184, ils ont dû vivre dans la clandestinité et se réfugier dans les vallées alpines où ils sont persécutés au XVe siècle.
D'abord bien accueillis en Provence, ils deviennent à partir de 1530 objet de persécutions. En 1532, au synode de Chanforan, les Vaudois adhérent à la Réforme. En d'avril 1545, une quinzaine de villages du Luberon sont détruits et incendiés. Le massacre fait près de 3000 victimes. Les habitants de Gignac semblent avoir été « protégés » par leur seigneur.
3. CATHERINE
BARRIES
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La jeune Catherine Barries née à Gignac dans une famille vaudoise (originaire d'Angrogne, dans le Val Pellice) fut enfermée dans un couvent à Orange.
Elle s'en échappe avec dix-sept autres coreligionnaires.
Ces dernières fuient vers Genève mais
Catherine vient se réfugier à Gignac, son village de naissance. En 1560 une communauté protestante y est bien établie, un consistoire est en place. En 1567 la communauté reformée de Gignac demande à Genève un pasteur.
Peu après, un climat de tension s'installe et, en 1570, les villageois prennent possession du château du seigneur catholique du lieu, Barthélemy de Thomas, qui s'enfuit.
En 1575, les armées catholiques du comte de Carces passant par Gignac, assiègent le château. Il est bombardé durant toute une journée, la résistance est héroïque. Le soir venu, Catherine et son mari Jacques Turc sont morts les armes à la main. A la faveur de la nuit, les rescapés s'enfuient par le vallat de la Doa qui coule au pied du château.
Le château et le village sont incendiés.
CHÂTEAU DU
XVIIIème SIECLE, CONSTRUIT À
L'EMPLACEMENT DU CHÂTEAU FÉODAL
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Jean Baptiste Henri Bruno de Thomas
(1736-1785), seigneur de Gignac, fit construire le château actuel sur les ruines du château féodal : les travaux commencèrent en 1760 et se terminèrent en 1780.
Il rêvait d'un château moderne et spacieux, lumineux, aux façades très sobres, de vastes pieces desservies par un escalier monumental. Il fallut d'abord araser les murs éboulés de la forteresse médiévale, ne laissant que les soubassements et récupérer le plus de matériaux possible pour ériger la nouvelle construction.
Le temps passait, l'argent filait, il dû vendre sa seigneurie de Roquefure. Sa mort subite à l'âge de 49 ans laissa la bâtisse inachevée, elle était hors d'eau.
Romain, son fils, dut d'abord relever les finances de la seigneurie, grandement mises à mal par son père. Il fit venir un artiste italien qui décora de gypseries l'intérieur du château. En janvier 1793, Romainquitter précipitamment
Gignac; il n'y revint jamais. Le château dévasté fut vendu à une famille Maurel qui le transforma en exploitation agricole, les cuisines et la salle à manger devinrent le « cercle blanc » du village. De nouveaux propriétaires restaurerent avec gout le château, qui fut inscrit aux monuments historiques par arrêté du 13 janvier 1997.
Accolée au château, l'église Saint-Martin du 12° siècle, fut entièrement restaurée au siecle dernier.
5. CHÂTEAU BAS
Barthélemy de Thomas abandonne sa seigneurie en 1570 pendant les guerres de religion. Il revient en 1576, reconstruit le village, crée un moulin à farine, fait creuser un énorme bassin. Son fils Charles lui succède. Il hérite d'une fortune importante qu'il dilapide aux jeux, la légende dit qu'il aurait perdu une partie de son fief au profit du baron de Viens, suite à un pari. Cela explique pourquoi les limites de Viens sont si proches (500 m environ) du village. Il fait restaurer le petit château qui est au sud du village.
La tradition veut qu'il ait été construit par la famille de Sabran Forcalquier au XIlle siècle. Après la construction du nouveau château au XVIII®, il devient le logement des fermiers du domaine mais il a gardé le nom de Château bas.
Le chemin de la Poste qui traverse le village est décrit, en partie, dans L'histoire de la ville d'Apt rédigée en 1692 par Jean François de Remerville, transcrite et éditée en 2022 par l'association Archipal. « Ce chemin venant d'Apt à Gignac, à Valsaincte, Malefogasse tirant de là vers le Piedmont, car ceste route regardoit singulièrement l'Italie». Cet itinéraire fut établi en 1532 et équipé de relais de poste.




























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