mercredi 18 mars 2026

Botanique le lundi 16 mars 2026 à Grambois : la feuille

Nous sommes des botanistes amateurs. 

Si vous remarquez des erreurs, toujours possibles, dans la détermination de nos plantes, merci de nous le signaler en commentaire  

Etaient présents des participants aux deux groupes d'incitation botanique :

Camille G. - Catherine G. - Claire R. - Francine - Françoise A. - Isabelle - Michèle - Monique G. - Nadine M. - Suzie - Sylvie - Tachka - et bien sûr Marie-Thérèse

Voici un compte-rendu non exhaustifs de la séance, avec les notes que j'ai prises, à rectifier si nécessaire... Merci de me signaler les erreurs.

Le mieux étant bien sûr de se reporter à l'article "la feuille dans tous ses états" que Marie-Thérèse a écrit : 

Marie-Thérèse nous a conseillé d'utiliser le livre "dictionnaire visuel de botanique" de Maurice Reille en cherchant les mots : je noterai les définitions en italique pour quelques termes.

Tout d'abord, Marie-Thérèse nous présente la tige avec feuilles ci-dessous (il s'agit de la filaire (Phillyrea),


La tige est ligneuse, les feuilles sont persistantes (par opposition à "caduques"), le pétiole est court. À la base, un bourgeon axillaire qui va donner un rameau. Les feuilles sont opposées, ce qui nous permet de différencier la filaire du nerprun (ce dernier a les feuilles alternes)
La feuille est simple, entière, glabre, d'une couleur vert foncé. Nous pouvons observer une gaine* à la base de la feuille, le limbe est parcouru en entier par une nervure principale, il est entier à l'origine... (ici  les feuilles ont été grignotées par un Megachile (abeille solitaire).

*gaine. : chez les feuilles normalement pétiolées, c'est la base élargie (et embrassant plus ou moins la tige) de la base du pétiole. Chez les feuilles sessiles, c'est un prolongement du limbe qui entoure la tige. 
Exemples: 
1) le fenouil  -  Foeniculum vulgare  - ce sont les gaines que nous consommons. 



2) les poacées


La feuille possède une gaine qui entoure la tige jusqu’au nœud. La ligule est triangulaire. Les nervures sont parallèles, la feuille est sessile (sans pétiole) et engainante.  C’est une monocotylédone : parmi les angiospermes, c’est un groupe de plantes dont la graine possède un seul cotylédon (première feuille d'une plante)
Parmi les principales familles de monocotylédones  : 

- les Poacées (graminées)
- les Liliacées
- les Amaryllidacées
- les Orchidacées 
- les Iridacées 
- les Colcicacées 
- les Carex

Une autre feuille examinée, celle du gaillet aux feuilles verticilles : l'ensemble des 
pièces foliaires insérées au même noeud. Ici, en fait, des feuilles et des stipules 
foliaires.


Marie-Thérèse nous distribue ensuite un planche de feuilles qu'elle a constituée pour
chacune d'entre nous.


Le géranium à feuilles molles (Geranium molle) se caractérise par un pétiole poilu et une feuille simple. Le limbe, de forme globalement circulaire, est découpé et lobé, avec une nervation palmée. Les incisions atteignent environ la moitié du limbe - (on parle alors de limbe palmatifide). Elles présentent des taches rouges à leur extrémité : 


En haut de la planche figurent deux géraniums. À droite, le géranium de Robert constitue une exception au sein des géraniums, qui s'inscrivent généralement dans une forme circulaire. 

Les 3 photos du bas sont des érodiums, qui s'inscrivent plutôt dans une forme 
triangulaire. 

Déjeuner en commun, nous avons toutes apprécié le gâteau à l'orange  de Francine, voici la recette adaptée de Jean-François Piège

Pour un moule à manqué ou un moule à tarte de 24cm. et pour 6 personnes.

Les ingrédients : 1 orange, 120g de beurre pommade, 80g de sucre de canne, 2 oeufs, 120g de farine T55,  6g de levure chimique.

Le déroulement : préchauffer le four à 180° chaleur tournante. Beurrer et sucrer le moule. Zester l’orange puis la presser, réserver le jus. Tamiser la farine et la levure. Crémer le beurre pommade et le sucre, ajouter les oeufs et les zestes (éventuellement mixés) puis le jus et enfin la farine tamisée avec la levure. Quand le mélange est homogène le verser dans le moule sans dépasser 2 cm de hauteur. Enfourner 15 à 20 min. Démouler à la sortie du four et déguster à température ambiante.

Nous sommes ensuite allés faire un tour dans le champ en-dessous de la maison de Suzanne, et avons trouvé plusieurs belles Ophrys 




L'après-midi, nous avons observé la fleur du forsythia, qui appartient, qui l'eût cru, à la famille des oléacées

Le forsythia appartient bien à la famille des oléacées (Oleaceae), une famille de dicotylédones qui regroupe des plantes assez diverses mais partageant certaines caractéristiques florales. On y trouve notamment l’olivier, la filiaire , le frêne, le troène, le lilas ou encore le jasmin.

Caractéristiques florales :

  • 4 sépales légèrement soudés à la base (gamosépales)

  • 4 pétales soudés (gamopétales)

  • 2 étaminesinsérées sur la corolle (et non soudées à elle au sens strict) → caractère très typique de la famille, qui permet à 80% de la reconnaître sur le terrain

  • Fleur actinomorphecomplètehermaphrodite

En ce qui concerne les fruits : 

  • L’olivier (Olea europaea) produit une drupe  → fruit charnu à noyau, comme la cerise 

  • Le jasmin fruticuleux (Jasminum fruticans) donne  des baies → fruits charnus contenant plusieurs graines.

  • Le lilas (Syringa vulgaris), le forsythia produisent des fruits secs, des capsules qui s’ouvrent à maturité pour libérer les graines.


Merci à Marie-Thérèse pour ses explications et sa patience, à Camille pour les photos, à Catherine pour la relecture.


 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

N'hésitez pas à apporter vos commentaires afin que le blog soit un véritable instrument d'échange!